Le nombre de passionnés de l’art tribal ne cesse de croître. On note une augmentation considérable des ventes et des expositions devenues plus courantes. La notoriété de cet art d’un autre genre se justifie par la singularité et la beauté hors du commun des différentes œuvres, mais aussi par les histoires qui se cachent dans chacune de ses dernières. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Retour sur l’histoire des arts ethnographiques.

L’art tribal, un art longtemps taxé de primitif

Pendant plusieurs années l’art tribal a été comme étant un art primitif. Cette vision occidentale des œuvres d’art provenant d’ailleurs était largement partagée. Elles étaient considérées comme le travail de civilisations qualifiées à cette époque de moins évoluées. Cette conception des choses s’étendait aussi bien à l’art africain qu’aux arts océanien, amérindien, aborigène, précolombien et même asiatique. Les quelques collectionneurs existant suscitaient alors de nombreuses interrogations.

Il semblait en effet curieux pour une majorité qu’on puisse véritablement s’intéresser à des œuvres créées par des personnes issues de sociétés dont les pratiques et la culture sont en tous points différentes de celles de l’occident. Inspirées pour la plupart de traditions ancestrales, il faut dire que les créations notamment africaines ont une étrangeté qu’on ne retrouve pas dans l’art occidental. C’est néanmoins la particularité de cette expression artistique qui a permis le passage de la dénomination d’art primitif à celle d’art non-occidental.

L’acceptation de l’art tribal comme art à part entière

C’est au début du 20ème siècle que l’art tribal a véritablement pris son envol. Il a alors cessé d’être considéré comme un art primitif pour être reconnu comme de l’art à part entière. Dès ce moment il est qualifié d’art non-occidental, ce qui permet de mieux mettre en exergue la particularité des arts ethnographiques qui va bien au delà des formes et des matériaux utilisés. En effet, l’art tribal est un moyen de raconter des coutumes, croyances et légendes des peuples non occidentaux.

C’est le cas par exemple dans l’art africain, où l’on retrouve des masques et sculptures qui ont une véritable signification dans les sociétés dont ils proviennent. Ils racontent des histoires parfois surprenantes, à l’instar du crochet du voleur provenant du Mali et considéré par certains comme étant l’objet utilisé par les esprits ancestraux pour voler une partie du soleil. Si on retrouve encore de nombreux objets ancestraux dans l’art non-occidental, il tend de nos jours à se moderniser.

La modernisation de l’art tribal

L’art tribal n’a pas cessé d’être l’expression d’une autre culture, d’un autre savoir faire. Toutefois, force est de constater qu’il tend à se moderniser. Certes, il reste possible de trouver sur le marché des objets ayant véritablement un sens religieux et spirituel propre à la société dont ils sont issus. Ceux-ci sont d’ailleurs très appréciés comme objet décoratif. Sur nidouillet.com vous trouverez des conseils pour les intégrer parfaitement à votre intérieur. Mais on observe quelques changements dans l’art africain.

Sans s’éloigner de leur culture, la plupart des artistes contemporains ne s’adonnent plus à la fabrication d’objets qui s’inspirent uniquement de leur coutume et légendes. Ils racontent à leur manière notamment aux moyens des peintures la perception qu’ils ont de leur histoire telle qu’ils la vivent à cette époque. Les œuvres n’en sont pas moins fascinantes et surprenantes. Elles restent une plongée dans d’autres mondes, dans d’autres sociétés. Elles demeurent singulières.

Vous en savez désormais un peu plus sur l’art tribal. Pour aller plus loin rendez-vous sur ce site.