La famille de Pierre Ambrogiani a choisi de s’établir à Marseille dès 1908. La jeunesse de ce peintre expressionniste est celle des enfants du peuple du port méridional. Il devenait un personnage populaire et particulièrement haut en couleur. A l’école, il est attiré par le dessin et le modelage. En 1937, il franchit le pas et se consacra entièrement à la peinture.

Ses débuts

Pierre Ambrogiani n’hésitait pas à participer à de nombreuses expositions collectives comme les Salons d’Automne, dont il était sociétaire, des Peintres Témoins de leur Temps… Il exposait dans les galeries d’art moderne comme le Musée du Luxembourg en 1948, au Whitney Museum de New York en 1948, à Stockholm en 1949, à Sarrebruck en 1949. Il a montré ses œuvres personnelles à Paris, Avignon, Marseille, Toulon, Valence, Londres, New York… En 1973, une exposition rétrospective de son œuvre a eu lieu, au Musée de la Vieille Charité de Marseille. Comme distinction, il a reçu le Prix International de la Biennale de Menton en 1951, le Grand Prix des Peintres Témoins de leur Temps en 1967 et le Prix du Gémail en 1968.

Sa réputation

Dans le domaine de l’expressionnisme, sa réputation s’est établie sur de très nombreuses natures mortes de poissons de la Méditerranée. Mais aussi, des paysages de Provence, qu’il peignait avec une peinture épaisse et grasse. Il maniait à l’excellence, l’art de l’accumulation des effets de profusion de la matière et des couleurs. Tout au long de sa vie, il poursuivit toujours sa carrière d’artiste. Il traduisait avec un lyrisme de fougueux coloriste le soleil de la Provence, dont il a été un maître populaire. Ses œuvres font apparaître une Provence moderne, dans lesquelles les formes se dissolvent dans la couleur. Pierre Ambrogiani dépouille la forme et le dessin pour une abstraction volontaire. Avec un côté novateur indéniable, l’aspect d’apparence inachevée et inaboutie de ses tableaux, attire toutes sortes de critiques de toutes parts.

La cote d’Ambrogiani sur le marché actuel

Les tableaux de Pierre Ambrogiani jouissent d’une cote stable, depuis quelques années. Ses couleurs sont franches et concernent des paysages et des sujets. Les supports des tableaux sont des huiles sur toile ou des panneaux. Ces tableaux ont été vendus à bons prix, comme un chalutier au port, vendu pour 4.700 euros. Un autre tableau illustrant un paysage aux couleurs, à l’époque des Fauves, s’échangea à plus de 4.800 euros. Sa cote ne faiblit pas et on s‘attend à une plus value conséquente, sur les prochaines années.

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