L’homme rechercherait alors à imiter la beauté qu’il trouve dans la nature par un art conçu et par un art représenté. Mais imiter la nature par l’art limiterait la perception de la nature à un seul sens, ce qui n’engendrerait que de la frustration. Mais qu’est ce que la beauté ? La beauté attire t-elle les hommes, c’est-à-dire les extérieurs ? Et pourquoi l’art doit être beau ? 

Qu’est ce qu’on entend par beauté ?

On peut affirmer qu’il existe deux beautés différentes : la beauté naturelle et la beauté artistique. Mais la nature pourrait en fait être le résultat d’un art divin. Auquel cas, tout est art, l’art regroupant la nature et toutes les productions humaines. Et on pourrait trouver une beauté partout dès que l’on s’occupe à comprendre la nature. La beauté dans art est dans l’œil de celui qui regarde, comme le dit le dicton. Il faut se poser des questions. Comme  montrent les enquêtes : les visiteurs peuvent se tester dans l’exposition, la perception est loin d’être aussi individuelle qu’on le suppose. Un visage est beau lorsqu’il est pour nous signifiant. Un corps aussi est une chose matérielle mais son attitude, son maintien sont de nature spirituelle. Une œuvre d’art est comme un visage : sa matérialité est parcourue par le spirituel qui le fait être signifiant pour nous. La symétrie, le contraste, l’élégance et les proportions harmonieuses, engagés dans le rapport d’or, sont perçus à une large majorité comme beaux. Il y a déjà un million d’années, l’espèce humaine a créé des outils d’une étonnante symétrie. Une série de haches à main et de haches en pierre en est une démonstration impressionnante.

Pourtant, les armes auraient été tout aussi efficaces de manière asymétrique. Un certain code de beauté, un sens des formes harmonieuses, semble donc naturel. Une oeuvre d’art n’est pas nécessairement belle si l’on entend par là une beauté classique et formelle. La spécificité de l’art est d’avoir un sens et de faire sens à travers le temps. En cela, même formellement dis-harmonieuse, l’œuvre d’art garde sa puissance d’évocation et c’est justement la signification que nous y trouvons qui en fait la beauté, au-delà de la pure dimension formelle et superficielle. La beauté semble donc constituer le critère fondamental permettant de différencier l’œuvre d’art des autres objets. Il peut être bienvenu de donner toute sa place au nécessairement du sujet. En effet, si une œuvre est nécessairement belle, cela signifie qu’il ne peut en être autrement, que la beauté est constitutive de l’œuvre d’art, qu’elle la définit. Il ne pourrait donc pas y avoir d’œuvre d’art qui ne soit pas belle, et peut-être cela impliquerait-il que tout bel objet soit une œuvre d’art.

A quoi pense les hommes sur la beauté ?

L’homme rechercherait alors à imiter la beauté qu’il trouve dans la nature par un art conçu et par un art représenté. Mais imiter la nature par l’art limiterait la perception de la nature à un seul sens, ce qui n’engendrerait que de la frustration. La nature est inimitable. L’originalité vaudrait alors mieux que l’imitation. Et tout art ne serait alors que symbolique. L’artiste doit créer et ainsi devenir un éducateur du goût, instaurer de nouvelles règles du beau, car la nature est morne et répétitive. D’autre part, l’homme a appris un peu au cours de son histoire. Il est plus que douteux que la maxime morale soit beau, soit bon et vrai qu’elle est autorisée à se tenir sur le mur du MKG sans aucun commentaire. Aujourd’hui encore, les gens souffrent d’une exclusion qui ne correspond pas à l’idéal de beauté qui peut varier selon les cultures. L’opinion d’un philosophe n’est pas la même opinion que tout le monde pense dit un homme qui est d’origine autrichienne. Et il ne s’agit pas de la beauté humaine, mais de la beauté dans art sur des choses.

D’accord, c’était son intention, mais malheureusement, ce n’est pas vrai. Bien sûr, la beauté véhicule aussi une image idéale de l’homme. Les portraits de femmes en témoignent, tout comme le torse romain de jeunes hommes ou l’étroit ensemble rouge de Dior, deux des 60 plus beaux objets de la collection interne sélectionnés par le duo à succès. Seuls les animaux dotés du sens de la vue peuvent l’apprécier. Son but est d’attirer et elle ne passe pas inaperçue. Quand on la rencontre, elle produit une réaction puissante chez ceux est la découvrent. La beauté va distraire et capter l’attention de l’observateur. Les humains tentent depuis longtemps de définir la beauté. Certains ont essayé de la représenter par des proportions mathématiques, cherchant ce qu’on appelle les canons de la beauté. La plupart des définitions associent la beauté avec l’harmonie des formes et couleurs et d’être agréable à l’oeil.

Est ce que la beauté implique l’art ?

 L’art doit être beau. L’on pourrait même dire que l’art n’a d’autre fonction que la beauté, contrairement à la production artisanale dont la fonction est d’être utile. Il semble donc que la beauté est précisément ce qui définit l’art. L’œuvre d’art ne peut pas être considérée comme nécessairement belle dans la mesure où cela impliquerait que la beauté d’ une œuvre fasse l’objet d’un consensus ce qu’indique-le nécessairement alors même que le goût nous semble variable. On ne peut toutefois pas parler d’une simple subjectivité du goût. L’œuvre d’art fait sens à travers le temps. Elle nous dit et nous révèle quelque chose du réel, de nous, des autres, de notre condition humaine ou sociale. Selon le moteur de recherche, le terme beauté apparaît le plus fréquemment dans les livres au milieu du dix-neuvième siècle.

Dans les années plus tard, il est apparu moins fréquemment. Puis, la beauté était aussi étouffée par le kitsch et le faux pathos. Le modernisme dans les arts visuels a réagi à cela en se détournant radicalement de tout ce qui est décoratif. En outre, le climat sociopolitique général, l’industrialisation, les révolutions et la démocratie naissante  exigeaient de nouveaux concepts. Le Bauhaus a fourni l’architecture correspondante. Carré, pratique, humain, abordable mais , nécessairement pas beau. Après la diffamation du modernisme par les nazis, l’architecture et les beaux-arts se sont complètement éloignés de la beauté dans art. Pendant près d’un demi-siècle, le terme a été mal vu dans les académies d’art, considéré comme superficiel, bourgeois et désespérément rétrograde.  L’œuvre d’art est en effet le produit d’un travail, de l’utilisation d’une technique.