La Tate Modern Gallery, l’une des galeries d’art les plus visitées au monde, a ouvert ses portes à Londres. Elle accueille chaque année environ 5 millions de personnes. Le complexe est situé dans une structure très particulière : une centrale thermoélectrique située sur les rives de la Tamise. La structure est abandonnée lorsque les coûts de gestion étaient devenus trop élevés, a été transformée en musée et abrite toujours des expositions permanentes et temporaires, presque toutes gratuites, d’où le secret de son succès. Le fil rouge des expositions est évidemment l’art moderne et contemporain.

Le bâtiment

La Tate est située sur un site thermoélectrique de la centrale électrique de Bankside. Le bâtiment se compose d’une cheminée de 99 mètres de haut. À l’origine, il était utilisé pour la production d’énergie, mais il est tombé en désuétude lorsque le prix du pétrole a augmenté et que les coûts ont dépassé les revenus, si bien qu’il a été décidé de le fermer. La Tate Gallery, un complexe muséal appartenant à l’État, qui comptait à l’époque 3 structures. Elle a décidé d’acheter l’ensemble du site industriel et de le convertir en centre muséal. La gestion des travaux a été confiée au bureau d’architectes suisse. Elle a été inaugurée et une liaison fluviale entre elle et la Tate Britain a également été prévue pour faciliter l’accès des touristes. La nouveauté est la pyramide de verre du côté sud, également réalisée par le même bureau d’architectes, qui a augmenté la surface de plusieurs mètres carrés. Le bâtiment est beau à visiter, même indépendamment des expositions à l’intérieur : les structures ont été préservées et améliorées afin de ne pas gâcher la disposition originale.

Expositions

L’espace d’exposition a été divisé en 5 niveaux : au deuxième et au quatrième étage se trouvent des expositions temporaires, tandis qu’au cinquième et au troisième se trouvent des permanentes, organisées par lignes thématiques. Au troisième, il y a deux lignes thématiques importantes : poésie et rêve et gestes matériels. La première est formée d’une grande salle centrale et d’une série de salles latérales toutes dédiées au surréalisme et aux œuvres d’influence surréaliste. Le second est consacré à l’expressionnisme et à l’abstractionnisme. Le cinquième, en revanche, accueille le thème de l’énergie et du processus, avec comme protagonistes l’Arte Povera. L’autre thème très important se trouve également au même étage : les états de flux.

Un autre espace d’exposition important du musée est la salle des turbines, qui a abrité les générateurs de la centrale et qui est l’une des plus grandes. Il n’est utilisé qu’entre octobre et mars pour abriter des œuvres spécialement commandées à des artistes contemporains. L’initiative était parrainée par une multinationale néerlandaise, et ne devait durer que les cinq premières années de la vie du musée, mais elle a connu un tel succès qu’elle a été prolongée. La disposition des œuvres dans l’ordre thématique est due au fait que certaines périodes historiques sont manquantes. Un changement important s’est opéré : les parcours de certains mouvements ont été privilégiés avec l’élargissement de nombreuses collections, afin d’offrir au visiteur un aperçu encore meilleur de l’art. Deux autres espaces importants à mentionner sont : les réservoirs, qui sont situés au rez-de-chaussée du bâtiment et qui étaient les anciens réservoirs de pétrole souterrains, et un petit tunnel sur le côté nord du bâtiment 1. Bref, un musée à visiter et à découvrir.

Les travaux les plus importants

À partir du troisième, vous pouvez d’abord visiter le secteur abstrait, qui abrite des œuvres des années 50 provenant d’Europe et d’Amérique. On trouve les œuvres du père de l’abstractionnisme anglais, qui a créé des collages avec différents matériaux, notamment du plexiglas et des tubes métalliques. Parmi les artistes exposés dans le secteur Gestes matériels, il faut citer Piet Mondrian, un peintre néerlandais qui a rejoint les mouvements d’avant-garde. Il est célèbre pour avoir peint d’apparence très simple, avec des carrés et des rectangles de couleurs de base comme le rouge, le bleu, le jaune, le blanc et le noir, mais qui cachent une grande complexité de pensée et a appelé à cette peinture non figurative. Dans cet espace, notamment dans la salle 7, vous pouvez également admirer quelques célèbre peintre impressionniste français. Dans la section poésie et rêve, en revanche, l’accent est mis sur les surréalistes dans la salle 1 et sur d’autres artistes toujours proches de ce mouvement. Le surréalisme en effet, à partir des idées de Freud, a voulu faire ressortir le monde du subconscient et du rêve, et l’imagination qui procède sans freins inhibiteurs.

Au cinquième, le secteur énergie et processus examine avec intérêt comment les forces de la nature transforment les matériaux de toutes sortes. La plupart des sculptures sont exposées dans le hall central, qui n’utilise plus les matériaux classiques tels que le bois et le marbre mais opte pour d’autres matériaux de tous les jours, même organiques. La plupart des œuvres exposées font partie du mouvement Arte Povera, qui favorisait l’émotion qu’il fallait susciter chez le spectateur. On trouve aussi la salle consacrée au cubisme et au futurisme, tous mouvements d’avant-garde, qui cherchent à représenter au mieux la réalité moderne du progrès. Il est en effet possible d’admirer Whaam qui représente sous forme de bande dessinée le crash d’un avion et qui est devenu une icône du pop art mondial. Une visite de ce grand chef-d’œuvre est vivement recommandée.